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Zika : l’explosion d’un virus émergent

Longtemps considéré comme bénin, le virus Zika crée aujourd’hui un vent de panique en Amérique latine et aux Antilles. Transmis par les moustiques du genre Aedes, ce virus se répand en effet à une allure inquiétante, et fait connaître ses conséquences lourdes notamment chez les fœtus.

Probablement introduit au Brésil lors de la coupe du monde de football, le virus s’est très vite propagé, et aujourd’hui plus d’une vingtaine de pays sont touchés. Face à cette épidémie, certains Etats comme la Colombie ou le Salvador recommandent aux femmes de repousser leur projet de grossesse. En effet, 3 893 cas de microcéphalies (désordre neurologique dans lequel la circonférence du crâne de l’enfant est bien moins grande que la moyenne) détectés au Brésil sont suspectés d’être liés au virus Zika.

L’infection au virus Zika est pourtant une maladie bénigne dans l’immense majorité des cas. Deux complications rares en font sa gravité : le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto-immune caractérisée par l’atteinte des nerfs périphériques) et le risque de microcéphalie chez les fœtus dont la mère a été atteinte pendant sa grossesse.

En Martinique, le niveau 3 du programme de surveillance, d’alerte et de gestion des émergences a été déclenché par le préfet.  Un programme de destruction des gîtes larvaires est en cours de mise en place, et une campagne de sensibilisation de la population aux risques et aux moyens de protection va être lancée. De plus, un comité de suivi pour les femmes enceintes a été mis en place.

Malgré la présence du moustique du genre Aedes albopictus sur le territoire français, la probabilité qu’une épidémie de cette ampleur se propage en France est faible : en effet, l’hiver tue les moustiques, et stoppe ainsi toute dynamique de progression des virus. Seuls les œufs des moustiques survivent pour éclore au début des beaux jours.

En l’absence de vaccin, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustiques en portant des vêtements couvrants imprégnés d’insecticide, d’utiliser des répulsifs, de dormir sous une moustiquaire, et de veiller à éviter l’installation de lieux de ponte (tout récipient contenant des eaux stagnantes).

Sources : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/zika/fr/; http://www.invs.sante.fr/