Le paludisme (du latin « palus » qui signifie marais), ou malaria (qui signifie « mauvais air »), est une maladie infectieuse potentiellement mortelle.

Le programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS a été mis en place au début des années 2000. Malgré cela, on a recensé 198 millions de cas et 584 000 décès en 2013 . 90% de ces décès concernent l’Afrique, et 78% concernent des enfants de moins de 5 ans. L’OMS estime aujourd’hui que la population susceptible d’être infectée par le parasite s’élève à 3,3 milliards de personnes.

Le paludisme a joué un rôle important dans l’Histoire, en frappant les gaulois assiégeant Rome, en stoppant Charles V à Alger contre le sultan Soliman, en permettant à Napoléon de remporter la bataille de Schönbrunn (en retenant l’ennemi anglais dans des marécages insalubres), … Des grands de ce monde auraient été infectés comme Louis XIV, Louis Dreyfus, Georges Washington et peut-être également Alexandre le Grand. Le paludisme a régressé à partir de la fin du XVIIIème siècle avec l’assèchement des marais en France. Il n’est donc plus présent en France aujourd’hui mais on recense plus de 4 000 cas d’importation par an, chez les voyageurs revenant de zone impaludée.

Pour lutter contre ce fléau, plusieurs pistes sont à l’étude : recherche de vaccins, équipement des populations de moustiquaires, introduction de moustiques génétiquement modifiés…

Zones à risque de Paludisme

Le paludisme est présent dans plus de cent pays, situés principalement en zones tropicale ou équatoriale. Les principales régions touchées sont donc l’Afrique (90% des cas de paludisme), l’Amérique Latine et l’Asie.

Carte du paludisme dans le Monde

Transmission du paludisme

Le paludisme est causé par un parasite du genre Plasmodium. Il en existe 4 espèces :

  • Le Plasmodium Vivax, qui est la plus mortelle et qu’on retrouve dans presque toute les zones de paludisme.
  • Le Plasmodium Falciparum, présent principalement en Afrique de l’Ouest. C’est la deuxième espèce la plus pathogène.
  • Le Plasmodium Ovale et le Plasmodium Malariae, qui ne sont pas mortels mais qui peuvent causer des rechutes jusqu’à 5 ans plus tard.

Ces parasites sont transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté du genre anophèle, qui pique principalement le soir et dans la nuit. Ce sont uniquement les femelles qui piquent car les protéines contenues dans le sang sont nécessaires à la maturation de leurs œufs.

Les premiers symptômes du Paludisme

Les premiers symptômes apparaissent 8 à 30 jours après la piqûre : fièvre intense et, selon les cas, maux de tête, sueurs froides et transpiration, tremblements, douleurs musculaires, vomissements, diarrhée, toux.

Les symptômes varient fortement d’une personne à l’autre. Il faut être très attentif à toute fièvre survenant dans les 3 mois suivant le retour. Dès les premiers symptômes ou en cas de doute, consultez immédiatement un médecin ou rendez-vous aux urgences.

Traitements et prévention individuelle du Paludisme

Le paludisme peut être mortel s’il n’est pas traité à temps. La résistance des parasites aux médicaments se développe de plus en plus et il est donc indispensable de privilégier la prévention.

La prévention du paludisme doit être systématique. Avant tout voyage en zone impaludée, il est fortement recommandé de consulter votre médecin généraliste ou un médecin spécialisé dans un Centre de vaccination, qui sauront vous conseiller.

Il n’existe aujourd’hui aucun vaccin pour se protéger du paludisme. Un vaccin expérimental, connu sous le nom de RTS,S/AS01 est actuellement évalué dans le cadre d’un vaste essai clinique¹. Fin 2015, en fonction des résultats de l’essai, l’OMS recommandera ou non l’utilisation de ce vaccin. Des médicaments préventifs antipaludiques sont fortement recommandés, en particulier chez les enfants et femmes enceintes. Consultez votre médecin ou prenez rendez-vous en Centre de Vaccination. Ils vous conseilleront un médicament adapté à votre situation personnelle (âge, durée du voyage, antécédents, allergies, grossesse, …).

Cependant, aucun traitement préventif n’est efficace à 100%. Il est donc indispensable de se protéger des piqûres de moustiques :

  • Porter des vêtements longs et couvrants, imprégnés de produits insecticides
  • Utiliser des répulsifs cutanés sur les parties découvertes du corps (Insect Ecran Spécial Tropiques ou Insect Ecran Zones Infestées pour les femmes enceintes ou allaitantes, ou Insect Ecran Enfant pour les enfants entre 12 et 24 mois)
  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée
  • Utiliser un diffuseur électrique pour la protection de votre intérieur

Pour vous aider à calculer vos besoins, cliquer ici

1.Vaccin contre le paludisme dû au parasite Plasmodium falciparum,  forme la plus fréquente et la plus sévère de la maladie

Utilisez les produits biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l’étiquette et les informations concernant le produit.

auteur: L'équipe Insectecran
L'équipe Insectecran